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Object ID |
2013.55.159 B |
Object Name |
Video Recording |
Title |
Henri Richard Interview |
Scope & Content |
Henri Richard interview, 24 October 2006. Digitized MP4 from Sony 40 Advanced ME DVCAM. Viewing time 00:20:59. The interview is in French. Transcript (edited): Interviewer - So, the first question we will talk about is when you were a little boy. How did you get started playing hockey? HR: I will tell you how I started, but in… en français. Interviewer - En français, pas de problème. - Oui! [00:02:43,000] (rires) HR : Eh bien, oui, j'ai commencé très jeune, j'avais sept, huit ans.Et puis, c'était sûr pour moi que je voulais jouer au hockey. Je vais vous dire, au tout début, je patinais avec une jeune fille qui, aujourd'hui, est ma femme. Je l'ai mariée. J'ai toujours dit que je voulais jouer au hockey pour les Canadiens et que je voulais marier ma femme, Lise, et je voulais une taverne. Et puis j'ai réussi ça. Maintenant, il me reste seulement ma femme. Interviewer: When you were a young boy, did all young boys want to play for the Montreal Canadiens? HR : Oui, je crois que tous les jeunes voulaient jouer au hockey pour les " Canadiens ". Moi, personnellement, c'était officiel que je voulais jouer pour les " Canadiens ". Tous mes amis, j'ai joué avec des jeunes à l'école, on voulait tous jouer pour les " Canadiens ". [00:04:01,000] Interviewer : Quand tu es jeune, est-ce que vous jouez tous les sports? HR : Oui, oui, j'ai joué pas mal à tous les sports. J'ai joué au baseball, j'ai joué au tennis, au hockey, naturellement. Interviewer : Quoi de spécial, de hockey? Pourquoi vous préférez? HR : Sûrement que, tout d'abord, j'avais mon frère qui était en avant de moi, qui avait 15 ans de différence. J'ai 15 ans de différence avec Maurice. Je voulais suivre ses traces, je voulais jouer au hockey comme mon frère Maurice. Je me souviens, à l'école, les inspecteurs, les frères, me demandaient si je voulais jouer, [00:04:37,000] qu'est-ce que je voulais faire, quand j'étais jeune. Je disais toujours un plombier, mais c'est parce que j'étais trop gêné pour dire un joueur de hockey, et mon frère Maurice était avec les " Canadiens ". Mais, c'était réellement un joueur de hockey que je voulais faire. Interviewer : À quel âge est-ce que vous connaissez que vous devez jouer au Ligue nationale? HR : À quel âge? J'avais six ans et je voulais jouer dans la Ligue nationale. C'était écrit dans le ciel, ça, que je voulais jouer pour les " Canadiens ", que je voulais jouer dans Ligue nationale. J'ai commencé, j'ai joué Junior jusqu'à 19 ans, j'avais un an en Junior [00:05:18,000] avant que j'ai eu ma montée avec les " Canadiens". J'avais, comme ils disaient dans le temps, un < Interviewer : Est-ce que dans la première training camp, est-ce qu'il y a le < HR : Oui, on parle beaucoup de ça, le stress. On parle de ça, de Lajeunesse qui joue pour les "Canadiens ". [00:05:55,000] Excusez, La tendresse.Moi, non, je n'ai jamais eu de pression ou quoi que ce soit. Mon idée était faite, je voulais jouer pour les "Canadiens ". Ça a l'air peut-être prétentieux, mais ça ne l'est pas. Je voulais jouer pour les Canadiens et, la pression, je n'ai jamais ressenti la pression. Interviewer : Est-ce qu'il y a problème? Pour vous de joueur petit? HR : Non. Ça aussi, je n'ai jamais ressenti ça. Je pense que quand tu fais affaire avec des plus gros que toi, tu es plus… [00:06:36,000] Je n'ai jamais été… J'étais le gars qui n'avait pas peur. Je n'ai jamais eu de pression. Même si j'étais plus petit que les autres, je fonçais, puis c'était mon style. Interviewer : Dans les premières cinq ans dans la Ligue nationale, est-ce que vous avez gagné le Coupe Stanley cinq fois? HR : Oui. Oui. Les cinq premières années. C'est réellement être à la bonne place au bon moment. On avait beaucoup de bons joueurs, des bons défenseurs. J'ai toujours dit, au hockey, c'est assez beau avoir des avants, [00:07:15,000] des < Interviewer : Est-ce qu'il y a une fois qui est très spéciale? HR : Naturellement, la première Coupe Stanley. C'était la première, et puis c'était spécial. Interviewer : Quand vous jouez avec Maurice, qu'est-ce que le < HR : Pour vous dire franchement, Maurice, j'ai joué cinq ans avec Maurice, et il ne m'a jamais, jamais dit un mot. Il ne m'a jamais parlé de hockey. [00:07:56,000] J'aurais dû faire des erreurs de temps en temps, c'est sûr que j'en ai fait plusieurs, et il ne m'en a jamais parlé, il ne m'a jamais dit: < J'ai joué au hockey avec lui et il ne m'a jamais parlé de hockey! Interviewer : Oui. Qu'est-ce que le type de joueur que vous êtes, Maurice, entre les deux? HR : On est très différents. Maurice est un compteur, un compteur de buts. C'est un gars qui fonçait vers le gardien de but. Moi, je cherchais surtout à faire des jeux, passer la rondelle. [00:08:30,000] C'est pour ça que quand j'ai joué avec Maurice, disons que ça m'aidait. Il était un bon < Dickie Moore, à part de ça, Dickie Moore, très bon joueur de hockey. Interviewer : Je pense que vous avez gagné le 11? HR : Onze. Onze Coupes Stanley, oui. Interviewer : C'est < HR : Oui, c'est le record. C'est un record, oui. Encore une fois, je dis toujours que j'ai été à la bonne place au bon moment. J'en ai gagné 11 et ça ne sera jamais battu. Ça ne se peut pas parce qu'il y a 30 équipes, mais, dans le temps, il n'y avait seulement que six équipes. [00:09:05,000] Tu pouvais gagner deux, trois fois d'affilée.En tout cas, avec 30 équipes, c'est impossible, presque impossible. Interviewer : Qui vous avez " émulé " quand vous êtes jeune? HR : Et ben, naturellement, mon frère Maurice. C'est sûr là. Moi, je rêvais à ça. Je rêvais au hockey, je rêvais à mon frère, je voulais jouer avec lui. Non, je ne voulais pas nécessairement jouer avec lui, ça ne se pouvait pas parce qu'on avait 15 ans de différence. Je me souviens, au début, quand je suis monté avec les "Canadiens ", Maurice s'en allait se retirer. Et, quand il a vu que j'ai fait l'équipe, il a dit: < Interviewer : Qui les autres jouer avec vous dans les "Canadiens "? HR : Il y avait Jean Béliveau, Bernie Geoffrion, Doug Harvey, Dickie Moore, mon frère Maurice, mon ami Claude Provost, qui est décédé aujourd'hui, Jean-Guy Talbot, Jacques Plante, le gardien de but. On avait une très, très bonne équipe. Interviewer : Qui est le première < HR : J'ai joué avec Maurice, [00:10:21,000] Maurice et puis Dickie Moore. La première partie, Geoffrion s'est fait blesser, et puis ils m'ont embarqué. Sur le premier shift, Geoffrion s'est fait blesser, et ils m'ont embarqué avec Jean Béliveau et Bert Olmstead. Je n'étais pas habitué, je jouais au centre et j'étais partout sur la glace. J'ai embarqué, j'étais mal pris, j'étais partout et ça ne marchait pas bien, bien parce qu'il fallait que je reste à mon aile. Je n'ai pas joué longtemps. Après ça, je suis allé avec Maurice et Dickie. Interviewer : Qu'est-ce qu'il y a de différent après Maurice a retiré? [00:10:58,000] HR : < Interviewer - C'est différent pour vous "when Maurice retired"? Est-ce qu'il y a une différence? HR : Non, non. Pour moi, non. Premièrement, il ne m'a jamais parlé. (rires) Il ne m'a pas parlé. Excepté qu'on s'entendait bien quand même, ça n'a rien à faire avec le hockey. Apparemment, je n'ai jamais fait d'erreur parce qu'il ne me l'a jamais dit! Interviewer - Vous avez, euh…< HR: Say it in english. Interviewer: You scored two Stanley Cup winning goals.[00:11:40,000] HR: Yes. Yes. Interviewer - What was the noise like? What was it like to score? HR : You know… (rires) C'était tout un < [00:12:14,000] je m'en venais à toute vitesse, j'ai crié à… C'était Dave Balon, je pense, qui était en arrière du net. < [00:12:47,000] Interviewer : Qu'est-ce que la différence à jouer au Forum entre les autres? HR : Je pense qu'une bonne équipe, tu joues aussi bien en dehors que chez vous. Même, des fois, dans les "playoffs ", c'était plus facile jouer en dehors parce qu'on avait moins de pression. À Montréal, on avait un petit peu plus de pression. Interviewer : Qu'est-ce la meilleure équipe des "Canadiens " dans les 11? HR : C'est très dur à dire. Les cinq premières, c'est sûr qu'on avait une bonne équipe. Les six autres, c'était bon aussi! [00:13:25,000] (rires) Interviewer : C'est très bon. HR : Ça faisait 11. Interviewer : Qu'est-ce que vous pensez du hockey aujourd'hui? HR : Ça a bien changé. Ça a changé surtout l'an passé, vu qu'ils ont enlevé la ligne bleue… la ligne rouge je veux dire. C'est pas mal plus vite. Il n'y a pas de ligne rouge, ça fait que le jeu est moins serré, c'est plus intéressant. Moi, j'adore ça parce qu'il y a plus de patins, ça patine. Interviewer : Quand vous avez joué le match final, [00:14:05,000] pour vous, est-ce que vous connaissez c'est le final? HR : Ma dernière année, oui. J'ai été blessé, je m'étais cassé une cheville, je pense. Je suis revenu seulement dans les "playoffs ", et puis, disons que c'était fini, là. Je m'étais cassé une cheville, ça me faisait mal, je ne pouvais pas patiner à mon goût. J'ai décidé de me retirer. Interviewer : Les deux entraîneurs, Toe Blake et Scotty Bowman. Qu'est-ce que la différence dans les deux? HR : J'ai adoré Toe Blake. C'est un gars qui pouvait te réprimander, [00:14:50,000] te dire beaucoup de choses. Il était sévère, très sévère, mais je l'aimais parce qu'il était sincère. Bowman a connu aussi des belles années, mais il a changé quand il est parti de Montréal. Il a changé, ce n'était pas le Bowman qui nous a coachés. Dans notre cas, il était un petit peu discuté, là, mais… On m'a dit: < Il avait changé beaucoup. Mais, Toe Blake, pour moi, c'était le meilleur coach. [00:15:28,000] Un gars spécial. Sévère, sincère. Interviewer : Avez-vous une mémoire de hockey célèbre, le plus meilleur? Plus grand. HR : Oui, oui. Oui, oui. C'est l'année… Bien, c'est l'année où j'ai compté le but contre Chicago. J'avais… Je pense que c'était MacNeil qui était coach, il ne m'avait pas fait jouer bien, bien cette année, et j'avais dit que c'était le pire coach. Ils ont fait une grosse affaire avec ça, mais ce n'était pas plus grave que ça. Puis, c'est là que, la partie après, je pense, j'avais compté. J'avais eu un < [00:16:08,000] et j'avais compté le but gagnant pour la coupe Stanley contre Chicago. C'est la saison, pour moi, c'était assez extraordinaire. Interviewer : Après, vous êtes fini de hockey, qui est le joueur que vous admirez? HR : Écoutez, j'en ai vu plusieurs, mais je pense qu'il avait peut-être terminé avant que… Moi, c'était Bobby Orr. Je te dis, Bobby Orr, c'était le meilleur joueur de hockey < [00:16:48,000] Mais, après est arrivé un nommé Wayne Gretzky. C'est assez difficile de dire que Wayne Gretzky, il faut que ça soit le meilleur. Bien, Bobby Orr et Wayne Gretzky, pour moi, c'était les deux meilleurs joueurs qui ont passé dans la Ligue Nationale. Interviewer : Oui, d'accord. (rires) Les autres questions, c'est pour les jeunes, pour les petits enfants, peut-être. Qu'est-ce que les… leçons très importantes de hockey, de sport? Qu'est-ce que le plus important? [00:17:30,000] HR : Le sport en général. Interviewer : Oui, ou de hockey? HR : Le hockey. Je pense que c'est comme dans tous les sports, ce n'est pas seulement le hockey. Ça peut être le baseball, le football, le tennis. Vouloir gagner. Aimer. Il faut que tu aimes ce que tu fais. Moi, j'adorais jouer au hockey. C'est sûr que le football, c'est la même chose. Il faut aimer ce que tu fais et travailler, naturellement. Interviewer - Après le hockey, qu'est-ce que la technique ou les "?skills?" que vous avez utilisés? [00:18:08,000] Après le hockey. HR : Je ne sais pas. Je n'ai pas… J'ai joué au hockey et, d'après moi, je n'avais pas grand style. Je travaillais beaucoup, puis, j'aimais faire des passes pour compter des buts là, mais… Interviewer : Euh, est-ce qu'il y a un moment comique, dans le sport? Comique? HR : Ah mon Dieu, on a eu bien des comédies, bien du fun. Surtout quand on était sur le terrain. Un gang de gars sur le terrain, on jouait à Chicago, on revenait sur le terrain. On jouait le dimanche au soir et on revenait le lundi soir, [00:18:53,000] on était quasiment 24 heures sur le terrain. On a eu bien du plaisir là, des choses qu'on ne peut pas toutes dire. (rires) Interviewer : Est-ce qu'il y a un autre < HR : Je pense que je l'ai dit un peu tout à l'heure. C'est de l'ouvrage, de travailler. Il faut aimer ce que tu fais. Moi, j'adorais jouer au hockey. Je reviens toujours sur moi parce que j'aimais jouer [00:19:29,000] et j'ai réussi, j'ai été chanceux. Je n'étais pas supposé, même, faire l'équipe. J'étais trop petit. Si je l'ai fait, c'est parce que j'étais le frère de Maurice. Ils ont dit bien des affaires. Je suis bien content d'avoir réussi. Interviewer : Quand vous avez eu un membre de la Temple de la renommée du sport, du Canada, qu'est-ce que le… dans la cœur, que vous pensez? HR : Ah! Bien, mon Dieu, je trouve ça extraordinaire. Surtout comme Canadien, être nommé sur le Hall of Fame du Canada, [00:20:08,000] c'est quelque chose qu'on vit seulement qu'une fois. Interviewer : Je pense que vous êtes peut-être, les deux frères, vous et Maurice, peut-être les autres frères, dans le fond? HR : Non. Interviewer - Peut-être tu es le seul frère? Je pense. HR : Il y a eu Claude, mon frère, plus jeune que moi, qui a essayé, il a pratiqué avec les "Canadiens ", il a même joué une partie d'exhibition avec les "Canadiens ", mais il ne l'avait pas. Il ne l'avait pas. |
Date |
2006/10/24 |
People |
Richard, Henri |
Search Terms |
Henri Richard Hockey Stanley Cup Montreal Canadiens |